Lundi 15 Octobre 1917                                             METOG (c)2006-2017 Eric TRIAU <@Contact>

Il vaut encore mieux se servir d'une arme brisée que de rester les mains nues.

10cents
A SAVOIR
 
Bastogne - Décembre 1944
En décembre 1944, les Allemands lançaient une ultime offensive dans les Ardennes. Pour Hitler et son état-major, c'était le quitte ou double.
Si la bataille de Bastogne ne constitua qu'un épisode de cette sanglante mêlée, son issue fut déterminante dans la défaite des armées nazies. L'importance stratégique de Bastogne en avait fait l'objectif premier du Haut Commandement allemand.
Dès le 17 décembre, trois divisions, dont deux blindées, convergeaient vers la ville. Du côté américain, une division d'élite, la 101e Airborne, était dépêchée sur les lieux. Avec notamment l'appui du "Command B", de la 10e division blindée, les paras allaient durant une semaine soutenir un siège mémorable. Les combats de Neffe, Marvie, Noville et Champs furent particulièrement meurtriers. Epaulée par une puissante artillerie, la 101e Airborne réussit à contenir sur tous les fronts les assauts de l'ennemi.
Le 22 décembre, sommé de se rendre, le général Mc Auliffe répondait par son "Nuts" légendaire.
Pour faire face à la pénurie de munitions qui risquait d'être catastrophique, plusieurs opérations de parachutage furent décidées. Au total, 962 appareils larguèrent, dans le périmètre de la ville encerclée, 850 tonnes de matériel et de ravitaillement.
Le 26 décembre, en fin d'après-midi, les troupes de Patton perçaient les défenses allemandes
dans le secteur d'Assenois et pénétraient dans Bastogne. La rencontre historique entre le lieutenant Boggess de la 4e division blindée et le lieutenant Webster de la 101e Airborne brisait l'encerclement de la ville.
La bataille n'en était pas pour autant terminée. Entre la Noël et le Nouvel An, les Allemands tentèrent à diverses reprises de refermer l'étau et d'isoler à nouveau Bastogne.
Ils ne purent y parvenir. Lentement mais sûrement, avec l'aide de troupes fraîches, les paras de Mc Auliffe desserrèrent l'étreinte. Certains villages changèrent plusieurs fois de mains. Le 16 janvier, avec la réoccupation de Hardigny, Rachamps, Wicourt, Compogne,
Michamps et Wardin, la bataille de Bastogne prenait fin. Elle avait coûté aux troupes encerclées 800 tués, 3.240 blessés et 661 disparus ou prisonniers.
La population civile avait elle aussi payé un lourd tribut à ce dernier sursaut de l'ennemi. Pour l'entité actuelle de Bastogne, on dénombra 197 tués. Le nombre des immeubles totalement détruits ou incendiés se chiffrait à 551 dont 212 pour Bastogne.
Un mois durant, la population rurale vécut dans des conditions épouvantables, au milieu des ruines, dans le froid et la neige, avec un minimum de ravitaillement. La présence de l'ennemi rendait l'attente encore plus angoissante. Des blessés restèrent des jours sans le moindre soin. Fuyant les combats, de nombreuses personnes furent fauchées en pleine campagne
par la mitraille. A Noville, Bourcy, Senonchamps, Lutrebois, Lutremange, des civils furent froidement abattus.
A Bastogne même, quatre mille personnes vécurent l'encerclement, souvent rassemblées dans des abris collectifs. Les conditions de vie y furent moins pénibles qu'à la campagne, encore que la ville fut soumise pendant un mois au tir de l'artillerie allemande. Les assiégés, habitants et G.l's, partageant leur angoisse et leurs souffrances. Une jeune infirmière bastognarde, Mlle Renée Lemaire, fut victime de son dévouement. Avec vingt blessés américains, elle trouva la mort sous les ruines d'un hópital.
Des médecins et des prêtres visitèrent régulièrement les catacombes, où s'entassaient les
réfugiés. Grâce à une équipe de volontaires, le ravitaillement de la population put être organisé.
L'aube de la victoire fut lente à se lever. Alors seulement on se rendit compte de l'ampleur du désastre...
Envoyé spécial
 
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(Nestlé - 1940) 

Le service Pub
 
Pierre Brossolette
Léon Blum, en octobre 1936, confie à ce militant socialiste, la rubrique de politique étrangère à la Radio Nationale. Anti-munichois, violemment attaqué par une partie de la presse, il est révoqué par Daladier en janvier 1939. Mobilisé le 23 août 1939, il est promu capitaine en mars 1940 et décoré de la Croix de Guerre pour son attitude au cours de la retraite de son unité.
Démobilisé fin août, l'administration de Vichy refuse sa réintégration dans le corps enseignant en raison de son passé antifasciste ; il achète alors à Paris une librairie, au 89 rue de la Pompe, qui servira de couverture à ses activités de résistance. Début 1941, par l'intermédiaire d'Agnès Humbert, il entre au réseau du Musée de l'Homme et collabore au journal Résistance, dont il devient le rédacteur en chef.
Après le démantèlement du réseau du Musée de l'Homme, Pierre Brossolette est ensuite intégré, en novembre 1941, au réseau du colonel Rémy, la "Confrérie Notre-Dame", pour lequel il devient bientôt le chef de la section presse et propagande. Il prend alors le nom de "Pedro" et signe son engagement aux Forces Françaises Libres le 1er décembre 1941.
Le 22 septembre 1942, il évoque sur les ondes de la BBC, le rôle des sans-grade de la Résistance, des "soutiers de la gloire". Le 12 décembre 1942, le général de Gaulle signe l'ordre de mission "Brumaire" de Pierre Brossolette sous le nom de Philippe Bernier et le nomme chef de mission de 1ère classe. A Londres, Brossolette remplace à 38 reprises Maurice Schumann au micro de la BBC, entre le 29 mai et le 27 juillet 1943, pour y lire ses chroniques de combat et d'espoir rendant hommage aux mouvements de résistance et à la France Combattante.
Il effectue son dernier départ pour la France le 19 septembre ; parachuté près d'Angoulême, il sert de conseiller à Emile Bollaert, nouveau Délégué Général du CFLN pour la Résistance.
En novembre 1943, il reçoit l'ordre de revenir à Londres. L'opération Lysander ayant échoué, une nouvelle opération est mise en place, consistant en une évacuation par voie maritime, à partir de la Bretagne. Le 2 février 1944, au soir, Pierre Brossolette et Emile Bollaert, embarquent sur un bateau de pêche, le Jouet des flots, mais celui-ci s'échoue à l'entrée de la Baie d'Audierne, en raison du mauvais temps.
Réfugiés à Plogoff, chez un résistant local, ils sont arrêtés tous les deux à Audierne, le lendemain, lors d'un contrôle de routine. Pierre Brossolette est transféré à la prison de Rennes le 5 février, et écroué sous le nom de Boutet avec Emile Bollaert. Le 16 mars, les deux prisonniers sont interrogés et apprennent que l'identité de Brossolette a été révélée aux Allemands. Interrogés par la Gestapo à Rennes le 19 mars, les deux hommes sont conduits à Paris le soir même, au 84 avenue Foch, siège de la Gestapo.
Torturé, Brossolette ne parle pas. Transféré à Fresnes puis à nouveau avenue Foch, il profite, le 22 mars 1944 d'un moment d'inattention d'un de ses gardiens pour se jeter par la fenêtre du 5ème étage ; très grièvement blessé, il meurt le soir meme, vers 22 heures, à l'Hôpital de la Pitié. Le 24 mars, son corps est incinéré au Père Lachaise.
 
Par Caius & OrdreDeLaLiberation


(Air Force - 1943)

La Voie de la Liberté 1944-1945
Le 6 juin 1944, après de longs préparatifs tenus secrets, commençait le débarquement allié sur les plages de Normandie.
La libération des pays occupés d’Europe commençait.
C’est de Sainte-Mère-Église que part la Voie de la Liberté. Un premier tronçon franchit le Cotentin jusqu’à Cherbourg. Le second traverse la France d’ouest en est jusqu’à Metz. De là, cette voie aboutit à Bastogne par Luxembourg et Arlon, après un parcours de 1. 145 km.
Cet itinéraire était celui suivi par la 3ème armée du Général Patton.
Des bornes, plantées à un kilomètre d’intervalle, jalonnent le trajet. Sur chacune d’elles est sculptée une torche allumée semblable à celle que brandit la statue de la Liberté dans la rade de New York.
Au bas de la stèle, des lignes ondulées évoquent les flots de la mer. Au sommet, des étoiles représentent les États comme sur le drapeau des États-Unis.
Par Caius
 
Philippe de Hauteclocque

Le 25 juillet 1940, à Londres, le capitaine Philippe de Hauteclocque (dit Leclerc) se présente au général de Gaulle. Celui ci le nomme immédiatement commandant et lui confie une première mission : rallier le Cameroun à la France Libre. Fin août, il arrive à Douala (Cameroun) et prend sans coup férir le contrôle du territoire avec l'aide d'un détachement du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. De Gaulle le nomme immédiatement colonel et commissaire général du Cameroun. Le Tchad, le Cameroun, le Congo et l'Oubangui-Chari sont ralliés à de Gaulle. Le Gabon, plus réticent, le rejoindra début novembre 1940 suite à l'intervention de Leclerc et Kœnig.
Le général de Gaulle peut enfin ouvrir un théâtre d'opérations dans le Sahara : il s'agit ni plus ni moins que de conquérir le Fezzan et de rejoindre la méditerranée.
En décembre 1940, Leclerc, le nouveau commandant militaire du Tchad, est chargé de l'opération contre le Fezzan. Une première tâche l'attend : conquérir l'oasis fortifiée de Koufra (Sud-Est de la Libye) occupé par les Italiens depuis 1931. Leclerc dispose en tout et pour tout de 350 hommes, dont 100 Européens et 120 méharistes. Ses troupes avaient une bonne expérience du désert, mais elles disposaient d'un armement réduit. Se posait également des problèmes de logistique : il fallait acheminer l'eau et le carburant sur une distance de 1 650 kilomètres.
Le 24 janvier 1941, la colonne Leclerc s'élança à partir de Faya-Largeau. En pénétrant en Libye, un détachement britannique de reconnaissance fut repéré et tomba dans une embuscade tendue par l'armée italienne. L'effet de surprise étant perdu, les Anglais renoncèrent à la poursuite de la mission. Leclerc décida malgré tout de poursuivre et atteignit Koufra le 7 février. Le 18 février, Leclerc obligea les Italiens à s'enfuir vers le Nord. Le 19, le siège du fort débutait. Malgré des moyens très restreints, les Français harcelèrent sans cesse les Italiens. Le 1er mars 1941, Leclerc obtint la reddition de la garnison Italienne et prononça son fameux serment : "Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs flotterons sur la cathédrale de Strasbourg". Les Français Libres purent enfin diffuser un message de victoire sur les ondes de la BBC : "Koufra est le premier acte offensif victorieux mené contre l'ennemi par des forces Françaises, partant de territoires Français, aux ordres d'un commandement uniquement Français".
De retour à Fort-Lamy, Leclerc se prépare sa prochaine mission : la conquête du Fezzan.
En Egypte, les Britanniques lancent une contre-offensive contre l'Afrikakorps et avancent en Libye. Celle-ci échoue et Rommel repart à l'assaut de l'Egypte : une jonction avec les forces britanniques est, pour l'instant, inenvisageable. Leclerc se contente alors d'affaiblir les forces de l'Axe par tous les moyens possibles, effectuant des raids sur les forts tenus par les Italiens (Gatroun et Uigh el-Kébir).

En septembre 1942, Leclerc, le commandant supérieur des troupes de l'Afrique française libre est chargé de la conquête le Fezzan et doit s'emparer de Tripoli, où il fera sa jonction avec les troupes britanniques. En janvier 1943, les forces de Leclerc, fortes de 4 000 Africains et 600 Européens appuyées par le groupe d'aviation, chassent les Italiens du Fezzan. La route de Tripoli est ouverte. Le 25 janvier, les premiers Français Libres entrent à Tripoli et font la jonction avec les FFL du Moyen-Orient.
Envoyée en Angleterre pour préparer le débarquement en Normandie, la 2ème DB débarque en Normandie le 1er août 1944. La division doit combattre sous les ordres du général Patton et participer à la libération de Paris. Les pertes à l'issue des premiers combats de la division sont très élevés : 800 hommes de perdus (200 morts et 600 blessés). Le 15 août, Leclerc marche sur Paris. Rambouillet est atteint le 21 août. Le 24, la 2ème DB entre dans la capitale par la porte d'Italie et, le 25, de Gaulle entre à Paris par la porte d'Orléans et retrouve Leclerc à la gare Montparnase .

En septembre, de Gaulle décide d'envoyer la 2ème DB vers Strasbourg. Leclerc entame alors une chevauchée vers les Vosges et l'Alsace. Strasbourg tombe le 23 novembre : le serment de Koufra est honoré. La division participe alors à la réduction de la poche allemande de Colmar en février 1945 puis est envoyée sur l'Atlantique pour participer à la réduction des poches allemandes. La division est alors envoyée en Bavière et s'empare, le 7 mai 1945, du "Nid d'Aigle" d'Adolf Hitler à Berchtesgaden. Le 23 mai, la 2ème DB rejoint Paris où un accueil triomphale lui sera réservé.

par Caius
 
Quelques messages personnels

* Xénophon a une perruque
 * Cinq amis visiteront ce soir la perruque de Xénophon
 * Les carottes sont cuites
 * Les girafes ne portent pas de faux col
 * On gave les oies sans les étouffer
 * les crêpes brûlent à Paimpol
 * Jo a les yeux bleus

Par Caius et Doctsf.com
 

La voix de la France Libre

Le 16 juin 1940 De Gaulle arrive en Grande-Bretagne en tant que sous-secrétaire à la Défense nationale. Le 18 peu avant 20h00 le cabinet britannique l'autorise à lire à la radio un texte pour le bulletin d'informations de 20h15 « Les français parlent aux français ». Les britanniques autorisent ensuite l'émission d'un programme français à la B.B.C. d'une demi-heure. Les responsables sont Darcie Gillie, Cecilia Reeves. L'émission originelle "Ici la France" débute dès le 19 juin 1940. Puis Michel de St Denis, sous le nom de Jacques Duchesne réunit une équipe dans le but d'organiser un programme radiodiffusé sur la B.B.C qui démarre le 14 juillet à 20h30. Cette émission prend bientôt le nom de "Les Français parlent aux Français". Au début de chaque émission, Jacques Duchesne lançait cette phrase "Aujourd'hui, (xeme) jour de la résistance du peuple français à l'oppression" qui se transforma en "Aujourd'hui (xeme) jour de la lutte du peuple français pour sa libération".
Dès le printemps 1941, on écoute beaucoup la B.B.C dans les foyers français, malgré le brouillage et les sanctions sévères encourues. Le succès est dû au fait que les bulletins d'informations (12 par jour en 1944) rapportent assez fidèlement la réalité et sont plutôt objectifs dans les renseignements portant sur le déroulement de la guerre. Y sont associés également quelques divertissements : sketches, musique, témoignages. Des chansons et des maximes deviennent célèbre : le fameux "Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand" sur l'air de la "Cucaracha" par exemple.
Au début de 1941, l'équipe française de la B.B.C. lance la campagne des V devant être peint partout en signe de victoire. Devant l'ampleur du phénomène, les allemands et Vichy tentèrent de le récupérer à leur avantage en dressant un V immense sur la tour Eiffel. Autre campagne : l'appel à la résistance au S.T.O. (Service de Travail Obligatoire) a permis de rassembler les réfractaires en maquis organisés en 1943. C'est par la biais des mêmes programmes que les "messages personnels" de la résistance sont transmis. L'information sur les actions des maquis est aussi relatée par la B.B.C.
Par cette radio, la France Libre légitimisme son action et sa raison d'être. Ses programmes ont joué comme un effet de contre-pouvoir face à la propagande vichyste et à celle encore plus puissante des nazis. Ainsi, n'étant pas totalement coupée des réalités, la population française a pu conserver un espoir et, pour certains, la volonté d'agir contre l'occupant.

Envoyé spécial

 

BBC - Messages personnels
Qui ne connaît pas au moins quelques-uns de ces messages ?
 * Andromaque se parfume à la lavande
 * Grand-Mère mange nos bonbons
 * Il est temps de cueillir des tomates
 * Il n'y a plus de tabac dans la tabatière
 * L'angora a les poils longs
 * Le facteur s'est endormi
 * L
e Chamois des Alpes bondit
Mais derrière une phrase amusante se cache souvent une grave décision : la préparation d'un atterrissage, la réception de matériels ou d'hommes parachutés, ou même l'organisation d'opérations de guérilla.
On le sait peut-être moins : ces messages personnels, diffusés sur la BBC, ont aussi été utilisés pour confirmer la bonne foi des agents, pour valider des transactions financières, ou pour signifier à un agent qu'il est remercié pour une action d'éclat.

L'invention des messages personnels est attribuée à Georges Bégué, officier français du SOE (service de renseignements britannique).
Le premier message diffusé sera "Lisette va bien"
Par Caius et Doctsf.com
 
DKM Bismarck
Le cuirassé DKM Bismarck (DKM pour Deutsches Kriegsmarine) était en 1941, avec le Tirpitz et le Yamato, l'un des plus puissants navires de guerre du monde. Il était long de 251 mètres, déplaçait 51 000 tonnes, pouvait atteindre une vitesse de 30 noeuds, était armé de 4 tourelles doubles de 380mm, et de 12 pièces de 150.
   
Pour sa première sortie, le Bismarck quitta Gdynia le 18 mai 1941, avec le croiseur lourd Prinz Eugen. Ils atteignirent Bergen le 21 mai, puis gagnèrent l'Atlantique en contournant les îles Britanniques et l'Islande par le nord afin d'emprunter le détroit de Danemark. Un croiseur Suédois prévint l'Amirauté Britannique de leur présence qui prit des mesures pour l'intercepter. Le croiseur de bataille Hood et le Prince Of Wales appareillèrent de Scapa Flow le 22 mai au matin. Ils se dirigèrent vers la sortie du détroit, tandis que la Home Fleet de l'amiral Tovey, qui comptait 1 cuirassé, 1 porte-avions et 4 croiseurs, se dirigeait plus au sud pour protéger les convois Alliés, et que la Force H de Gibraltar, avec le croiseur de bataille Renown et le porte-avions Ark Royal, remontait vers le nord en direction du centre de l'Atlantique.
Le 24, à l'aube, à mi-chemin entre l'Islande et le Groenland, le Bismarck et le Prinz Eugen rencontrèrent le Prince Of Wales et le Hood. La bataille commença et le Hood fut touché à l'arrière. Il explosa, ce qui provoqua la mort de 1 416 de ses 1 419 membres d'équipage. Le Prince Of Wales fut aussi touché et dut battre en retraite, en se protégeant derrière un écran de fumée. Le Bismarck et le Prinz Eugen poursuivirent leur route vers le sud, puis obliquèrent vers la France. L'amiral Lütjens décida alors de se séparer du Prinz Eugen. Dans la nuit du 24 au 25 mai 1941, des avions-torpilleurs du Victorious(Home Fleet), menèrent un raid contre le Bismarck mais il n'eut pas de résultat. Le croiseur Suffolk, qui était chargé de le suivre, perdit sa trace le 25 au matin. Il fut recherché pendant 36 heures. Le 26, à 10h30, il fut repéré par un Catalina du Coastal Command, à 790 milles de Brest. La Force H, qui remontait vers le Sud, pouvait le rejoindre.
Les avions(Swordfidh) de l'Ark Royal lancèrent une première attaque mais elle échoua. Ils réessayèrent(la seconde attaque fut lancée à 8h45), par une mer très houleuse, et touchèrent l'arrière du Bismarck, ce qui bloqua son gouvernail à 15°. Il fut rattrapé à l'aube du 27 par la Home Fleet de l'amiral Tovey. Ses tourelles furent détruites, et un incendie se déclara. A 10 heures le Dorsetshire le torpilla avec 3 torpilles. Le Bismarck coula à 11 heures, saboté sur ordre de Lütjens. Il y eut 2 805 tués ou disparus.
Cette bataille mit fin à la suprématie des cuirassés, qui étaient trop vulnérables à l'aviation, et qui furent remplacés en 1942 par les porte-avions.
Par Caius & Wikipédia & HSGM
 
Pierre Clostermann
Né le 28 Février 1921 à Curitiba, au Brésil, décédé le 22 mars 2006 à Montesquieu-des-Albères, Pyrénées-Orientales.
Breveté pilote en Novembre 1937, il refusa d'admettre la défaite de la France, quitta l'Amérique du Sud et rejoignit l'Angleterre pour s'engager dans les Forces Aériennes Françaises Libres en Mars 1942.
Après un assez long entraînement au Pays de Galles, il fut affecté au Groupe de Chasse III/2 "Alsace" (341 Free French Squadron dans la terminologie anglaise) en Janvier 1943 au sein duquel il obtint 5 victoires en combat aérien jusqu'à sa mutation au Squadron 602 "City of Glasgow" en Octobre de la même année.
Ce Squadron, équipé de Spitfires, avait la particularité d'être composé de pilotes de toutes nationalités. Il y remportera encore d'autres victoires, avec son compagnon d'armes Jacques  Remlinger.

Puis, en Juillet 1944, il fut affecté à l'Etat-Major, alors qu'il était sous-lieutenant, mais, rapidement lassé de cette vie, il souhaita rapidement retourner dans une unité active. En Décembre, il parvint à se faire réaffecter, après une période d'écolage sur Typhoon, à une escadrille équipée de Tempests. Il rejoignit la base de Volkel, en  Hollande, en Janvier 1945, où il prit le commandement de la première escadrille du Squadron  274 de la 122ème Escadre. Réalisant la plupart du temps des missions d'appui au sol,
il fut blessé en Mars 1945 alors qu'il affrontait un Junkers Ju 88.
Reprenant le combat après sa convalescence, il remporta d'autres victoires à bord de son
avion baptisé "Le Grand Charles" . Ses prouesses au combat lui valurent même d'être nommé, fait très rare, commandant d'un Wing de la Royal Air Force.
Il termina la guerre avec 33 victoires homologuées à son actif et 5 probables, ayant accompli plus de 400 missions. Il fut ainsi l'As des As de la Chasse française de la seconde Guerre Mondiale.
La guerre finie, il raconta son expérience de pilote de chasse dans "Le Grand Cirque", qui fut vendu à plus de 3 000 000 d'exemplaires.
Envoyé spécial
 
MAISONNEUVE Lucien 11 h 30, le 26 juin 1944
"Ma petite femme chérie, Mes enfants adorés.
Je vous dis adieu pour toujours, je vais mourir. Pardonnez-moi la peine que je vous fais.
René et Jeanine aimez bien votre maman; j'ai communié avant de mourir et suis mort en chrétien.
Priez pour moi sur terre, je prierai pour vous au ciel
".

Note : Cheminot du dépôt d'Amagne (Ardennes). Fusillé à Charleville, avec 3 de ses camarades, suite à un sabotage, le 26 juin 1944 à midi
par Caius
 

 
                                          Fond sonore : U-571