Jeudi 8 Juillet 1943                                              METOG (c)2006-2017 Eric TRIAU <@Contact>

Le temps des armes n'est pas celui des lois.

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DISCOURS
 
Appel du 18 Juin 1940 par le Général De Gaulle à la BBC
"Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
  
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."
 
Envoyé spécial
 
Discours du général de Gaulle sur le perron de l'Hôtel de ville, le 25 août 1944. Paris libéré.
"Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l'émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains. Non ! nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.
Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré !
  
libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. Eh
bien ! puisque l'ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle. Elle y rentre sanglante, mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l'immense leçon, mais plus certaine que jamais, de ses devoirs et de ses droits. Je dis
d'abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s'agit de devoirs de guerre. L'ennemi chancelle mais il n'est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l'ayons, avec le concours de nos chers et admirables alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s'est
passé. Nous voulons entrer sur son territoire comme il se doit, en vainqueurs.
  
C'est pour cela que l'avant-garde française est entrée à Paris à coups de canon. C'est pour cela que la grande armée française d'Italie a débarqué dans le Midi ! et remonte rapidement la vallée du Rhône. C'est pour cela que nos braves et chères forces de l'intérieur vont s'armer d'armes
modernes. C'est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu'au dernier jour, jusqu'au jour de la victoire totale et complète. Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu'il exige l'unité nationale. Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n'avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu'à la fin, dignes de la France.
 Vive la France !"
Envoyé spécial
 
Lettre du Général Eisenhower
le 6 Juin 1944
"Soldats, Marins et Aviateurs des forces expéditionnaires alliées !
       
Vous êtes sur le point de vous embarquer pour la grande croisade vers laquelle ont tendu tous nos efforts pendant de longs mois. Les yeux du monde sont fixés sur vous. Les espoirs, les prières de tous les peuples épris de liberté vous accompagnent. Avec nos valeureux alliés et nos frères d’arme des autres fronts, vous détruirez la machine de guerre allemande, vous anéantirez le joug de la tyrannie que les nazis exercent sur les peuples de l’Europe et vous apporterez la sécurité dans un monde libre...
 
Votre tâche ne sera pas facile. Votre ennemi est bien entraîné, bien équipé et dur au combat. Il luttera sauvagement.
Mais nous sommes en 1944. beaucoup de choses ont changé depuis le triomphe nazi des années de 1940-1941. Les Nations-Unies ont infligé de grandes défaites aux Allemands dans des combats d’homme à homme. Notre offensive aérienne a sérieusement diminué leur capacité à faire la guerre sur terre et dans les airs. Notre effort de guerre nous a donné une supériorité écrasante en armes et en munitions et a mis à notre disposition d’importantes réserves d’hommes bien entraînés. La fortune de la bataille a tourné ! Les hommes libres du monde marchent ensemble vers la victoire !
J’ai totalement confiance en votre courage, votre dévouement et votre compétence dans la bataille. Nous n’accepterons que la Victoire totale !

Bonne chance ! Implorons la bénédiction du Tout-Puissant sur cette grande et noble entreprise"
 
Envoyé spécial
 
Discours de Franklin D. Roosevelt du 8 décembre 1941 devant le congrés
"Hier 7 décembre 1941 - une date qui restera marquée par l'infamie - les Etats-Unis d'Amérique ont soudain été l'objet d’une attaque délibérée par les forces navales et aériennes du Japon.
       
Les Etats-Unis étaient en paix avec cette nation et à la demande du Japon, des pourparlers avec son gouvernement et son Empereur étaient en cours pour maintenir la paix dans la région Pacifique. En vérité, une heure après le début du bombardement d'Oahu par les escadrilles japonaises, l'ambassadeur du Japon aux Etats-Unis et son adjoint émettaient une réponse officielle au message du Secrétaire d’État. Ils indiquaient qu'il semblait inutile de poursuivre les relations diplomatiques, mais ne proféraient aucune menace ni aucune allusion
à une agression armée.
    
Il faut souligner que la distance géographique entre Hawaï et le Japon sous-entend que cette attaque était préparée depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Entre-temps, le Japon a délibérément cherché à tromper le gouvernement des Etats-Unis par des fausses déclarations et des messages d'espoir sur le maintien de la paix
   
L'attaque d'hier sur les îles Hawaï a causé de gros dommages aux forces militaires américaines aériennes et navales. De nombreux Américains ont perdu la vie. En outre, un rapport signale que des navires américains ont été torpillés en haute mer entre San
Francisco et Honolulu.
Hier, le gouvernement du Japon a aussi lancé une attaque contre la Malaisie. La nuit dernière, le Japon a attaqué Hong Kong. La nuit dernière, le Japon a attaqué Guam. La nuit dernière, le Japon a attaqué les îles Philippines. La nuit dernière, le Japon a attaqué
l'île de Wake. Ce matin, le Japon a attaqué l'île de Midway.
   
Le Japon a donc entrepris une attaque surprise à travers toute la zone Pacifique. Les faits
parlent d’eux-mêmes. Le peuple des Etats-Unis a formé son opinion et comprend la menace qui pèse sur la vie et la sécurité de la nation.
En ma qualité de Commandant en chef de l’Armée et de la Marine, j’ai pris toutes les mesures
nécessaires à notre défense.
Jamais nous n’oublierons le caractère de cette agression. Quel que soit le temps qu’il faudra pour contrer cette invasion préméditée, le peuple américain, fort de son droit, parviendra à la victoire totale.
Je crois me faire le porte-parole du Congrès et du peuple américain lorsque j’affirme ici que non seulement nous nous défendrons farouchement, mais que nous ferons en sorte que cette forme de traîtrise ne nous mette plus jamais en danger.
   
Les hostilités sont ouvertes. Il ne faut pas se masquer le fait que notre peuple, notre territoire et nos intérêts sont gravement menacés.
Grâce à la confiance dans nos forces armées, grâce à la ferme détermination de notre peuple,
notre triomphe est inévitable, à la grâce de Dieu !
Je demande que le Congrès déclare que depuis l'odieuse — et nullement justifiée — agression
japonaise le dimanche 7 décembre, il existe un état de guerre entre les États-Unis et l'Empire du Japon."

 
Envoyé spécial
Discours radiodiffusé de Charles de Gaulle le 8 mai 1945
"La guerre est gagnée! Voici la Victoire! C’est la Victoire des Nations Unies et c’est la Victoire de la France!
  
L'ennemi allemand vient de capituler devant les armées alliées de l’Ouest et de l’Est. Le Commandement français était présent et partie à l’acte de capitulation. Dans l’état de désorganisation où se trouvent les pouvoirs publics et le commandement militaire allemands, il est possible que certains groupes ennemis veuillent, ça et là, prolonger pour leur propre compte une résistance sans issue. Mais l’Allemagne est abattue et elle a signé son désastre!
Tandis que les rayons de la Gloire font une fois de plus resplendir nos drapeaux, la patrie porte sa pensée et son amour d’abord vers ceux qui sont morts pour elle, ensuite vers ceux qui ont, pour son service, tant combattu et tant souffert! Pas un effort de ses soldats, de ses marins, de ses aviateurs, pas un acte de courage ou d’abnégation de ses fils et de ses filles, pas une souffrance de ses hommes et de ses femmes prisonniers, pas un deuil, pas un sacrifice, pas une larme, n’auront donc été perdus!
       
Dans la joie et la fierté nationale, le peuple français adresse son fraternel salut à ses vaillants alliés qui, comme lui, pour la même cause que lui, ont durement, longuement, prodigué leurs peines, à leurs héroïques armées et aux chefs qui les commandent, à tous ces hommes et à toutes ces femmes qui, dans le monde, ont lutté, pâti, travaillé, pour que l’emportent, à la fin des fins, la justice et la liberté.
Honneur! Honneur pour toujours, à nos armées et à leurs chefs! Honneur à notre peuple, que des épreuves terribles n’ont pu réduire, ni fléchir! Honneur aux Nations Unies, qui ont mêlé leur sang à notre sang, leurs peines à nos peines, leur espérance à notre espérance et qui, aujourd’hui, triomphent avec nous.

Ah! Vive la France!"
 
Envoyé spécial
 
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(Confiserie Menier - 1933)

Le service Pub
 
Discours du Maréchal Pétain, radiodiffusé le 17 juin 1940
"Français !
A l'appel de Monsieur le Président de la République, j'assume à partir d'aujourd'hui la direction du gouvernement de la France.
         
Sûr de l'affection de notre admirable armée qui lutte, avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires, contre un ennemi  supérieur en nombre et en armes. Sûr que par sa magnifique résistance, elle a rempli nos  devoirs vis-à-vis de nos alliés. Sûr de l'appui des Anciens Combattants que j'ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.
En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude.
 C'est le coeur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat. Je me suis adressé  cette nuit à l'adversaire pour lui demander s'il est prêt a rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l'Honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.
 Que tous les Français se groupent autour du Gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n'écouter que leur foi dans le destin de la Patrie."
Envoyé spécial
 
Quelques messages personnels

* Véronèse était un peintre
 * Tante Amélie fait du vélo en short
 * Saint Liguori fonda Naples
 * Tu monteras la colline

 * Le soleil a rendez-vous avec la lune
 * La poule n’a qu’un poussin
 * Aimez-vous le vieux kirsch?
 * Le cheval bleu se promène sur l’horizon

 

Par Caius et Doctsf.com
 
Dates

* 25 Avril 1915 : Offensive des Dardanelles.
 * 16 Avril 1917 : Chemin des Dames
 *
 17 décembre 1939 : Sabordage du cuirassé allemand "Graf Spee" au large de Montevidéo (Uruguay)

par Caius


(Guadalcanal - 1943)

 
                                     Fond sonore : L'Armée des Ombres