Lundi 15 Octobre 1917                                             METOG (c)2006-2017 Eric TRIAU <@Contact>

Il vaut encore mieux se servir d'une arme brisée que de rester les mains nues.

10cents
Et Puis ça AUSSI
 
Oyonnax 11 Novembre 1943 :
Un défilé d'une audace inouïe
150 maquisards de France et leurs chefs, venus en camions de leurs repaires montagnards du Bugey, défilent au grand jour (et pas n'importe lequel !), à la barbe des nazis, dans une ville de la France occupée...
Le Général De GAULLE l'a salué comme un événement majeur qui força la reconnaissance de la Résistance française par les Alliés
Retour sur un exploit :
Le 11 novembre 1943, au matin, dans l'aube froide et cotonneuse, la colonne des maquisards, pataugeant dans la neige, s'ébranle enfin. Un peu plus bas, on s'entasse dans les camions soigneusement bâchés. Direction : Oyonnax.
Les routes de montagne sont périlleuses. A tout moment, l'ennemi peut intercepter le convoi.
Arrivée à destination sans encombres (ou presque).
Vers midi, le Patron (entendez par là, Henri PETIT dit ROMANS) se tourne vers ses hommes :
- "Les Maquis de l'Ain, à mon commandement"
Cet ordre que le chef vient de hurler, devant une population abasourdie, résonne encore dans les oreilles de tous les acteurs survivants de ce grand moment.
Depuis la place de la Poste jusqu'au monument aux morts, les clairons et les tambours rythment la marche. Aucun de ceux qui ont participé à cette cérémonie, ne peut oublier l'ambiance exceptionnelle qui s'est créée peu à peu pour atteindre l'un de ces sommets qu'il est rare de vivre dans toute une existence. A leur passage, on les acclame, on les entoure affectueusement. On leur donne ce que l'on a sous la main : un peu d'argent, des cigarettes et, bien plus que cela, des cris d'encouragement et de réconfort. Des hommes, des femmes, des jeunes et d'anciens poilus de 14-18 se jettent dans les bras de ces maquisards.
Arrivé au monument aux morts de 14-18, ROMANS dépose la gerbe barrée de sa fière et provocante  inscription : "Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18". La "Marseillaise" s'élève, enflée par la foule, une "Marseillaise" mêlée de larmes, qui surgit, grossit, monte...".
Explosion de cris, de hurrahs, d'applaudissements : en cet instant, sans doute, les maquisards de l'Ain ne pensaient sûrement pas qu'ils venaient d'écrire une page forte de l'Histoire de leur Pays...
Et cet accueil, en réponse à leur défi, les paya au centuple de leur audace.
Les Maquis de l'Ain venaient de gagner une bataille pour la libération de la France. "L'esprit de la France vit encore", écrivaient, quand leur parvint l'information, les journaux de Grande­Bretagne, d'Amérique et des pays neutres, relatant les circonstances incroyables de ce défilé, un sursaut d'hommes volontaires épris de liberté.
Eurent-ils sur-le-champ pleinement conscience, en ce jour interdit parce qu'il commémorait la victoire des poilus de 14-18 sur les Allemands, qu'ils venaient, ces maquisards de chez nous, de signer un "coup" dépassant de loin la symbolique pure, un "coup" qui interpella si fort Winston CHURCHILL, que les conséquences de l'exploit furent immédiates, on le sait : CHURCHILL annonça : "J'ai décidé d'armer la Résistance Française". Ainsi, la France résistante tout entière allait bénéficier du défilé d'Oyonnax !

Film du défilé réalisé par MARC, fils de Henri JABOULAY.
Format : .avi, Taille : 9.5 Mo
Caius et Les maquis de l'Ain
 
On les appelait des terroristes.
L'affiche rouge ou le réseau Manouchian
Février 1944. Dans toutes les villes grandes ou petites de la France occupée, une affiche agresse le passant.
Elle fait suite à l'arrestation des 23 membres du groupe Manouchian, affilié aux FTP - MOI (Francs-tireurs et partisans - Main d'œuvre immigrée). Les 22 hommes seront fusillés le 21 février 1944 au Mont Valérien, tandis que la seule femme (Olga Bancic) sera guillotinée le 10 mai de la même année à Stuttgart, une loi française interdisant alors de fusiller les femmes.
L'affiche sert à la propagande nazie qui stigmatisera l'origine étrangère de la plupart des membres de ce groupe, principalement des Arméniens et des Juifs d'Europe de l'Est. Mais l'affaire de l'Affiche rouge produit l'effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l'emblème du martyre.
Le réseau Manouchian était constitué de 23 résistants communistes, dont 20 sont étrangers, des espagnols rescapés de Franco, enfermés dans les camps français des Pyrénées, des Italiens résistant au fascisme, Arméniens, Juifs surtout échappés à la rafle du Vel'd'Hiv' de 1942 et dirigé par un Arménien, Missak Manouchian. Il faisait partie des mouvements de Résistance communiste et était le responsable des FTP MOI de la région parisienne. Leur grand coup d'éclat a lieu le 28 septembre 1943 lorsqu'ils abattent Julius Ritter, responsable du S.T.O. en France et général S.S. Ils sont enterrés dans le cimetière d'Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, où une stèle a été érigée en leur mémoire.
par Caius

 

Chère Kitty
du 12 Juin 1942 au 1er Août 1944

Si on ne devait lire ne serait-ce qu'un seul livre sur la Seconde Guerre Mondiale, un livre qui englobe tout ce que pouvait ressentir, vivre et supporter les juifs de l'époque, hors camps de concentration, ce serait sans aucun doute celui-ci : "Le journal d'Anne Frank", écrit par une jeune fille de 13 ans entre le 12 juin 1942 et le 1er août 1944. Anne, née Annelies Marie Frank, jeune juive allemande, y relate sa vision des évènements, sa vie dans l'"Annexe", ce lieu où sa famille se cacha pendant deux ans en compagnie de quatre autres juifs. D'une maturité et d'une lucidité extraordinaire pour une si jeune fille, elle y raconte ses rêves, ses désirs, ses doutes et ses angoisses. "Chère Kitty", c’est ainsi qu’Anne s’adresse à son journal, à son amie imaginaire. C’est à elle qu’elle va confier ses sentiments. C’est à elle qu’elle va raconter la vie dans l’annexe et les conflits que la promiscuité ne manquent pas de créer. C’est dans l’annexe qu’Anne traversera une crise d’adolescence dans un contexte peu commun. Elle grandira dans cet endroit et tombera même amoureuse. C'est à Kitty qu'elle confiera sa peur, sa peur de ce qui ce passe à l’extérieur. "Il faut que je résume l'histoire de ma vie, quoi qu'il m'en coûte" écrira-t-elle. Le 4 Aout 1944, ils sont arrêtés, suite à une dénonciation. C'est la déportation vers les camps Allemands. Anne mourra au camp de Bergen-Belsen en Mars 1945 à l'âge de 15 ans. De tous les occupants de l'"Annexe", seul Otto, le père d'Anne survivra.
 Elle écrivait "Je veux continuer à vivre, même après ma mort"... grâce à son journal, son père  exhaussa son souhait, et elle livrera au monde l'un des témoignages les plus émouvants sur la Seconde Guerre mondiale!

Par Caius et annefrank.org
 
Camps de concentration nazis :
Les différentes catégories de détenus
Les Nazis persécutèrent les hommes qu’ils considéraient appartenir à une race inférieure. L’idéologie raciale nazie visait principalement les Juifs, mais s’étendait aussi aux Tsiganes, aux Slaves et aux noirs. Les Nazis utilisaient des badges triangulaires pour identifier les prisonniers dans les camps de concentration. Des badges de différentes couleurs représentaient différents groupes. Les couleurs et leurs significations étaient les suivantes :
Jaune : Juif
Marron : Tsigane
Violet : Témoin de Jehovah
Rose : Homosexuel
Vert : Récidiviste
Rouge : Prisonnier politique
Noir : Asocial
Bleu : Emigrant
La catégorie des "asociaux" était sans doute la plus large, car elle comprenait les prostituées, les vagabonds, les meurtriers, les voleurs, les lesbiennes, et toutes les personnes ayant contrevenu aux lois interdisant les relations sexuelles entre Aryens et Juifs. En outre, alors que le triangle marron était utilisé pour les Tsiganes dans certaines circonstances, ils étaient le plus souvent obligés de porter un triangle noir les marquant comme appartenant à la catégorie des "asociaux."
A partir de 1941, les Nazis imposèrent l'étoile jaune à tous les Juifs d'Europe, qu'ils se trouvent ou non dans un camp de concentration
Il semble aussi que l'étoile "blanche" désignait les amis des juifs.
Par Caius et ushmm.org
 
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(Nestlé - 1940) 

Le service Pub
 
Zyklon B - Ironie de l'histoire
Le Zyklon B était le gaz utilisé dans les chambres à gaz des camps de concentrations. L'ironie de l'histoire veut que ce gaz fut inventé par un chimiste allemand juif en 1920, Fritz Haber, prix Nobel de chimie en 1918 et déjà tristement célèbre pour avoir inventé l'emploi du chlore comme gaz de combat durant la première guerre mondiale. Il surveilla personnellement, en Avril 1915, la première attaque, à Langemarck (près d’Ypres, Belgique). Les Allemands enterrent, la nuit, des centaines de fûts, approximativement 170 tonnes de chlore, sur une ligne d’environ 6 kilomètres : il indique précisément les emplacements pour les enfouir. Pendant plusieurs jours, Haber attend que le vent souffle dans le bon sens. Et aussi à la bonne vitesse. Si elle est trop forte, le poison se disperse sans avoir le temps d’agir ; en revanche, si elle est trop faible, les assaillants s’exposent au retour possible d’effluves dangereux.
L’attaque est lancée le 22 avril. Aussitôt ouverts, les fûts dégagent un nuage verdâtre qui dérive lentement sur les troupes françaises. L’effet est terrible : le poison qui corrode la bouche, les yeux et les bronches provoque des hémorragies. Asphyxiés, les hommes, deux mains à la gorge, sortent des tranchées en crachant du sang, à recherche du moindre souffle. D’autres, aveuglés, sautent à petit pas, tombent et agonisent dans la souffrance. Les soldats qui vont au secours des malades sont fauchés par les mitrailleuses.  C'est une victoire totale... 10 000 victimes (morts ou hors de combat)
La propre femme de
Haber, Clara, chimiste comme lui, se tira une balle dans le cœur en 1916 ne pouvant supporter que son mari passe son temps à créer des armes de mort.
Le
Zyklon B, ce pesticide à base d’acide cyanhydrique tuait de façon horrible : "La mort est produite par l’asphyxie accompagnée d’une sensation d’angoisse, des vertiges et des vomissements". Il était fabriqué par la société Bayer (comme le gaz "Moutarde"), l'inventeur de l'aspirine, et produit en partie en France, près de Beauvais, dans les ateliers d'Ugine, à Villers-Saint-Sépulcre. Il sera responsable de la mort de millions de personnes.
Par Caius

 

Le Westland Lysander
L'avion de la Résistance
Surnommé Lizzie, le Westland Lysander, avion de liaison aux performances modestes, acquit une grande renommée grâce à son utilisation pour le transport et la récupération d'espions et d'agents secrets, en particulier des membres du Special Operations Executive (SOE) ou de la Résistance française.
 
Ces missions consistaient à rejoindre nuitamment des terrains de fortune recensés et évalués avec soin par la Résistance. La navigation se faisait essentiellement par observation du sol, ce qui rendait les vols tributaires des phases de la Lune et des conditions atmosphériques. Une fois arrivé à proximité de son but, le pilote situait le terrain grâce à des feux allumés au sol par des résistants que le bruit du moteur, un BRISTOL MERCURY XX, avertissait de son approche.
    
 L'activité des Lysander était si bien organisée, et soumise à des règles de sécurité si rigoureuses, que très peu d'accidents se produisirent. Pouvant atteindre 341kmh, d'une longueur de 9,30m pour une envergure de 15,24m, sa petite taille en faisait une cible difficile à repérer et à atteindre
Il sera opérationnel de 1938 à 1944, période durant laquelle 1,425 exemplaires verront le jour.
Par Caius
 
Rosie la Riveteuse - 1943
Rosie la Riveteuse est une image célèbre, une icône populaire de la culture américaine, symbolisant les six millions de femmes américaines qui travaillèrent dans l'industrie et qui produisirent le matériel de guerre durant la Seconde Guerre mondiale, alors que les hommes étaient partis au front. Le personnage de l'affiche est devenu par la suite à la fois une icône féministe aux États-Unis, un symbole du poids économique naissant de la femme. La femme qui servit de modèle originale pour l'affiche "We can do it", s'appelait Geraldine Doyle
Par Caius
 
Kilroy was here
Kilroy was here est un célèbre graffiti qui apparaît pendant la Bataille de Normandie. Il se compose généralement d'un dessin schématique représentant un personnage à gros nez, timidement caché derrière un mur, et du texte : « Kilroy was here ».
Alors que les troupes américaines progressaient, elles avaient la surprise de découvrir que l'inscription « Kilroy was here » (Kilroy était là) les avait précédés. La légende d'un super-G.I. dénommé Kilroy a été entretenue par les troupes qui, par jeu, se sont employées à écrire « Kilroy was here » dans les endroits les plus incongrus, les plus inaccessibles ou les plus risqués.
La célébrité de ce graffiti est allée jusqu'à Staline qui, pendant la Conférence de Potsdam, a demandé à son assistant, en russe : « Qui est Kilroy ? ».
Après guerre, un concours a été lancé par la Transit Company of America pour retrouver l'auteur des graffitis d'origine. Une quarantaine de personnes se seraient présentées mais c'est James J. Kilroy, inspecteur sur les bateaux de l'armée (qui laissait une trace de son passage en salle des machines en écrivant son nom à la craie), qui a gagné le concours et remporté le lot : un authentique wagon de tramway.
Par la suite, et notamment sur les champs de bataille de l'armée américaine, de nombreuses mains anonymes se sont amusées à écrire « Kilroy was here ». La légende dit que l'on trouve cette inscription en haut de l'Everest et sur la Lune
Par Caius & Wikipedia
 
Madeleine Barot (1909-1995)
Figure marquante de ce que l'on appelle la " Résistance humanitaire ", Madeleine Barot a participé activement à l'amélioration des conditions de vie dans les camps d'internement du Sud de la France (Gurs, Rivesaltes, Récébédou) et, à partir de 1942, au sauvetage de centaines de juifs persécutés. Madeleine Barot a été une résistante. Dès le début de la guerre, elle devint secrétaire générale de la CIMADE (Comité inter-mouvements auprès des évacués), une organisation qui avait été créée un an plus tôt sous l’impulsion de la théologienne Suzanne de Dietrich. La CIMADE, émanation des mouvements de jeunesse chrétiens, avait commencé par s’occuper des évacués d’Alsace et de Lorraine. Puis son action s’élargit et c’est là que Madeleine Barot montra une énergie et un courage remarquables. Elle sillonnait les camps en France, pour sauver des prisonniers et des personnes menacées de déportation, notamment des juifs, avec l’aide du pasteur Boegner ; elle participa à l’élaboration des Thèses de Pomeyrol, texte prêchant la résistance contre toute influence totalitaire et idolâtre.
 
Par Caius
 

 
                                          Fond sonore : U-571